samedi 8 octobre 2011

Dharamsala




Nous sommes partis le lendemain soir vers Dharamsala. Himanshu à réservé des places dans un bus climatisé "Semi Sleepar" c'est-à-dire avec des sièges inclinables à mort qui vous permettent de dormir à moitié. Bon autant le savoir, en fait c'est impossible de dormir là-dedans, entre les cahots, les klaxons et la voisine de derrière qui enfonce ses pieds dans le siège, autant vous dire que j'ai passé une nuit blanche merdique sur les routes indiennes.


Arrivés à Dharamsala, on a dû rejoindre McLeod Ganj qui est à quelques 1200 mètres de hauteur. On a failli plusieurs fois échouer dans le ravin, la roue du bus était vraiment au bord du bord des fois et je sentais qu'il penchait du mauvais côté... Autant vous dire que j'étais pas sur mes appuis.


A notre arrivée on s'est pris un bon thé chaud à la station de bus et on a rejoint Mc Leod Ganj. McLeod Ganj est un village d'irréductibles tibétains, très joli et très intimiste. Les gens semblent peace & love, les vues sur la montagne sont vertigineuses.






On a croisé pas mal d'occidentaux et de français, quelques moines occidentaux qui ont du décider de rester ici à vie. Par contre on sent que l'instinct commerçant du tibétain est présent, et comme le dirait Himanshu, "ici ça va devenir comme Goa un de ces quatre".



On a trouvé l'Hôtel Mount View. Les types de l'accueil nous ont refilé une chambre double avec un king size bed, en nous promettant de nous filer mieux plus tard. Dans le fond, la chambre qu'on à n'est pas si mal que ça, mais Himanshu est persuadé qu'on peut avoir mieux. 
On a pris une douche, et on est parti manger dans un petit café très sympa. Himanshu me fait découvrir la cuisine végétarienne et j'avoue que ça me fait pas de mal. On est resté pas mal de temps assis à rien faire, a contempler le calme de l'endroit le plus peace de la planète... Et un chien errant s'est même attaché à mon cher ami indien.






















Après cela, visite du temple du Dalaï Lama, très joli endroit, très calme et plein de good vibes, mais Tenzin Gyatzo n'a pas pointé le bout de son saint nez. J'ai pû tourner les moulins à prières du temple, en prenant bien soin de contourner le temple dans le sens des aiguilles d'une montre, ils rigolent pas avec ça apparemment.. Les tibétains prient vraiment à fond : ils font des incantations en se couchant sur le sol à plat ventre et se relevant sans cesse. Ca fait aussi office de gym du matin j'imagine.













Nous sommes allés manger dans un restaurant tibétain/japonais et nous sommes allés visiter une petite église chrétienne perdue dans la montagne. Nous y avons croisé un vagabond qui nous a demandé s'il avait le droit de dormir devant l'église. Himanshu m'a expliqué que c'était un Sadhu, et qu'il voyageait ainsi à travers l'Inde sans s'arrêter, en communion avec la nature et avec comme seuls bien ce qu'il porte sur lui. Par contre je ne sais pas pourquoi parmi ses seuls bien il y'avait un espèce de trident à la Neptune, allez savoir.



















Mes premières impressions sur Dharamsala, me disent avant tout que c'est une ville assez touristique dans le fond. Ils vivent de ça et ça se sent. Il y'a bien une vie de village perdue dans les montagnes mais ici, ils n'ont rien à envier a New Delhi. Internet, supermarchés, hôtels confortables, animations... On sent tout de même que les gens ici sont impliqués dans la cause Tibétaine, même s'il en jouent un peu pour vendre leurs objets artisanaux.



vendredi 7 octobre 2011

La cascade de McLeod Ganj

Après un bon petit déjeuner dans un petit resto très sympa tenu par une femme tibétaine le  Gayki Restaurant, et après que Himanshu m'aie démontré ses relatifs talents d'origamiste, nous sommes allés visiter la cascade du village.








Traverser tout McLeod Ganj, entre les étals de marchands, les quelques mendiants, les musiciens de rues demande 20 minutes de marche, puis nous arrivons dans un endroit au paysage vraiment superbe.


   


La cascade donne sur un cours d'eau parsemé de rochers de toutes formes. Nous nous sommes lancés dans l'escalade du cours d'eau jusqu'à la cascade qui devait être à 400 mètres en hauteur plus loin. Commença alors un parcours digne des meilleurs jeux vidéos, entre chutes d'eau, courants inverses violents, crocodiles et autres sous marins nucléaires russes. Une véritable aventure où on à vraiment failli y passer par moments... !












On a fini par atteindre la cascade et... Je me suis jeté dans l'eau claire sous les regards médusés des locaux et d'Himanshu. Et elle était froide. Très froide. Ca a pourtant motivé pas mal de jeunes qui m'ont rejoint aussitôt.






Après ma trempette, retour vers le Ganj pour manger au restaurant du Kunga Hostel, là où il y'a une terrasse super chouette et des musiciens tibétains. Un de mes endroits préférés pour manger. Paisible, joli, les serveurs sont super et y'a la Wifi surtout, enfin vous me connaissez hin, mon espérance de vie ne dépasse pas grand chose sans connexion internet.


Et nous sommes paisiblement rentrés à l'Hôtel s'ouvrir une bouteille de vin que j'avais apporté pour l'occasion, tout ça sur le toit qui dispose d'une jolie terrasse avec une vue toujours aussi parfaite, les étoiles en plus.







jeudi 6 octobre 2011

Second jour à Delhi


Himanshu m'a preté une carte sim indienne avec du credit internet dessus. Du coup je l'utilise avec un magnifique iPhone Edge sorti de derrière les fagots.

Hier je postais mon précédent billet en express depuis un cybercafé de Majnu Ka Tila, le quartier tibétain. Une fête se préparait et la petite place était surmontée d'une grande tenture qui rendait l'endroit magnifique. C'est en avancant vers la ruelle commercante que j'ai pu apercevoir des affiches collees sur les murs annonçant qu'un moine tibétain de 32 ans s'était immolé par le feu il y'a de cela 2 mois. J'en avais entendu parler via la presse francaise et je pouvais maintenant lier un visage à l'acte de protestation dont ce peuple était capable.





Apres cela j'ai retrouvé Himanchu au Select City Mall et je l'ai invité au Hard Rock Café. Alors oui ca fait pas très samoussa spirit tout ça mais je lui devait bien au moins ça, lui qui a payé plein de trucs depuis mon arrivée ! 
Ce qui m'a pas mal surpris par contre, c'est que lorsque j'ai commandé une pina colada au barman, même barman qui m'a servi lors de mon premier voyage en Inde, il a dit : "ok, same drink than next time". Le mec se souvenait de moi plus de 6 mois après quoi !
Himanshu en est allé de sa petite pensée philosophique "You know my frrriend, that means that he knows and he does his job very well".
Apres avoir bien mangé, discuté de nos vies et après qu'Himanshu m'aie expliqué le système de castes en Inde, on s'est rentrés en rickshaw et on est partis se coucher.

Ce matin, je me suis levé en même temps que mon ami qui se preparait pour aller au boulot, mais je suis parti de l'appart' après lui pour me balader. Il m'a laissé la lourde responsabilité des clés de son appart'.
Je n'ai pas fait grand chose de ma journée, je me suis arrêté a la station New Delhi où je n'ai pas trouvé grand chose si ce n'est de l'agitation et un gros mal de crâne. Je suis allé manger à Connaught Place, la place principale de Delhi et me suis baladé là-bas sous 35 degrés. Puis je suis rentré vers NIL Block, le quartier d'Himanshu, chemin que j'ai fait en metro, à moto, et a pied.


Je suis tombé sur un cinema public, ait pris quelques photos des enfants émerveillés perchés sur les toits environnants. Puis je suis allé manger de bons plats locaux avec mon ami Himanshu.




Nous sommes revenus à l'appart' et Himanshu m'a proposé de planifier ensemble le reste de mon voyage. Il dégaina son téléphone, le passa en mode borne wifi et lança son laptop sous ubuntu qui mis un temps fou à charger la page d'accueil. 5 minutes après je le retrouvais écroulé à côté de son ordinateur en train de ronfler. Il faut dire qu'il a l'air d'avoir pas mal de travail en ce moment. Tel sa maman, j'ai tout éteint, tout débranché, éteint les lumières, et suis parti me coucher. J'étais également épuisé.





mardi 4 octobre 2011

A bon port !

Un post rapide pour vous dire que je suis bien a New Delhi, avec Himanshu. Son appart est tres petit avec le minimum vital. Il le quitte en fait a la fin du mois pour retourner a Mumbai. Il a peut-etre trouve un boulot a Singapour. Je croise les doigts pour lui. Alors la douche se fait au seau et y'a que de l'eau froide. Mode Bear Grylls active quoi.

Himanshu m'a fait une suprise : il m'a retrouvé et gardé une écharpe que j'avais acheté et oublié lors de ma dernière visite "I knew that you'll be back in India, so i kept it for you"



Et la je squatte un cyber a Majnu Ka Tilla. New Delhi m'a file mal au crane. Vivement Dharamsala ! D'ailleurs finalement on part demain, si j'ai bien compris Himanshu...

Je file, je vais rejoindre mon ami au Select City Mall on va diner la-bas !

lundi 3 octobre 2011

Montgomery Burns

Juste pour dire que je me suis tapé Mr Burns comme voisin dans l'avion.
Un espèce de vieux étrange, qui faisait des trucs bizarres avec ses doigts et qui regardait un peu partout autour de lui... Et en plus il voyageait sans bagage quoi.
Un moment il s'est levé, j'ai cru que c'était la fin. Qu'il allait dégainer un couteau en bois de son slip et me le pointer sous la gorge en exigeant qu'on cède à ses revendications inexistantes tout en déviant la route de l'avion vers le Pôle Sud alors qu'on a pas assez de kérosène. En fait il allait juste aux toilettes.


Bref, là je squatte le Wifi de l'aéroport de Doha dont le duty free est nul sauf pour les clopes. Je redécolle à 1h du mat' heure locale et retrouve mon ami à 8h à Delhi.

(Dieu bénisse le WIFI à l'aeroport)


Gros bisous la France !

dimanche 2 octobre 2011

Décollage imminent

Comme je sais que je n'aurais pas le temps de poster avant l'escale à Doha au Qatar, je le fais de suite, à quelques heures de mon départ.


Mon vol décolle donc à 11h25, je vais y aller pour 8h30 je pense. Je me connais. Je vais me lever au dernier moment, paniquer, courir dans la cuisine pour une raison inconnue, revenir, filer sous la douche, me saper avec les premières fringues qui viennent, chercher mes foutues clés pendant 10 minutes. Prendre mon sac, galérer pour mettre les chats dehors, jeter un dernier oeil a mon appart' m'assurer vaguement que j'ai rien oublié, que j'ai ma réservation d'avion mon iPhone, mes cliques, mes claques et partir.


Et me dire que 3 semaines c'est quand même long.